Je pense qu’il est temps de fermer ce blog. Je n’aurais pas réussi à le tenir régulièrement, la faute à la prépa, mais temps pis. A bientôt peut être. Merci à ceux qui ont eu la patience de lire ces lignes si il y en a.
P.E.
Je pense qu’il est temps de fermer ce blog. Je n’aurais pas réussi à le tenir régulièrement, la faute à la prépa, mais temps pis. A bientôt peut être. Merci à ceux qui ont eu la patience de lire ces lignes si il y en a.
P.E.
Cela fait longtemps que je n’ai pas écrit sur ce blog. Je n’ai pas mis en ligne les photos du voyage en Angleterre, trop de temps et d’autres choses à faire. Les concours ont repris. Difficile, mais on fait de son mieux.
Les idées ne sont plus les mêmes que l’année dernière, ce serait désolant. Elles pourront peut-être en étonner certains, faire plaisir à d’autre, nous verrons (si j’arrive à me montrer plus assidu dans l’écriture de ce blog).
Pour reprendre, voila un livre que j’ai lu il y a maintenant un bout de temps mais qui parce que la crise continue, reste d’actualité. Je vous le recommande tant pour la beauté de l’écriture que pour cette actualité. “Les raisins de la colère”, de Steinbeck, présente le périple d’une famille de fermiers américains, obligés d’immigrer à cause des dettes qu’ils ont contractées auprès d’une banque. Comme d’habitude chez Steinbeck, c’est dans les descriptions, qui comme sur des photographies, dessinent le paysage social d’une amérique des années 30. C’est l’histoire d’hommes à la fois frustres et plein d’une humanité qui nous manque parfois. Mais bon je ne veux pas tomber dans le: “c’était mieux avant”. Vous lirez peut-être ce livre et j’espère que vous trouverez comme moi cette belle atmosphère.

Echus Chasma, une région qui s'étend sur 3000 km au nord de Mars où l'on retrouve l'un des plus grandes sources d'eau de la planète. (REUTERS)
L’article suivant est tiré du Monde de vendredi.
“Les martiens ne nous font plus rêver, par Roger-Pol Droit.
Il neige sur Mars. Mais, sur Terre, à peu près tout le monde s’en fout. Submergé par la crise financière, atterré par les conséquences qui commencent à se profiler, le discours de l’actualité n’a pas donné grand place, ces derniers temps, aux nouvelles de la Planète rouge. Pourtant, il y a de quoi s’émouvoir. Car, cette fois, c’est sûr. La sonde américaine Phoenix l’a montré : il y a de l’eau sur Mars, de la glace, et même des chutes de neige, en flocons serrés, photographiés fin septembre. En d’autres temps, on se serait rué sur un tel cliché. On l’aurait jugé bouleversant, prophétique ou inquiétant.
Cette fois, calme plat. Les flocons de neige de la planète Mars ont été à peu près autant remarqués que s’ils étaient tombés sur le Cantal ou le Klondike. Uniquement en raison des soubresauts vertigineux des marchés ? Evidemment non. En fait, si Mars passionne peu, c’est que les Martiens ont disparu. Finis, les petits androïdes verdâtres. Retirés dans un asile pour has been extraterrestres, ils ne font plus rêver personne. Du coup, leur planète, petit à petit, est redevenue un lieu comme un autre. Pourtant, hier encore, la gloire des Martiens fut immense, leurs pouvoirs sur l’imaginaire fort étendus. S’interroger sur les raisons de leur ascension et les causes de leur déclin peut apprendre quelque chose sur notre époque.
Car les Martiens sont une invention récente. Certes, l’existence d’autres espèces intelligentes dans l’univers était déjà envisagée dans l’Antiquité. Lucrèce, dans De la nature, affirmait par exemple : “Il y a dans d’autres régions de l’espace, d’autres terres que la nôtre, et des races d’hommes différentes.” Cette pluralité des mondes est fréquemment commentée – depuis l’âge classique, notamment chez le philosophe italien Giordano Bruno, jusqu’au siècle des Lumières, où Fontenelle lui consacre des entretiens célèbres. Toutefois, durant quelque deux millénaires, pas plus de Martiens que de flocons de neige en broche.
Il faut attendre la fin du XIXe siècle pour que soit forgé ce mythe moderne. Tout commence en 1877, avec la découverte de prétendus “canaux” sur Mars par l’astronome Giovanni Schiaparelli. En 1892, le savant Camille Flammarion publie La Planète Mars et ses conditions d’habitabilité, où il revient sur l’existence de ces canaux et envisage l’éventualité qu’ils soient l’oeuvre d’une “race supérieure à la nôtre”. L’hypothèse enflamme Percival Lowell, Américain fortuné et astronome amateur, qui dénombrera, en 1900, pas moins de 400 canaux sur Mars. Rectilignes, reliant une mer à l’autre sur des centaines ou des milliers de kilomètres, ces infrastructures sont, à ses yeux, la preuve évidente d’une civilisation développée, puissante et technicienne.
On sait depuis que ces fameuses lignes droites résultaient en fait d’observations conduites avec des instruments limités : les taches de Mars apparaissaient comme de fines bandes, qu’on a prises pour des canaux, qui ont fait supposer une industrie et donc une espèce évoluée. C’était faux, mais le mythe était lancé. Il se développa à grande vitesse. Après Maupassant ou Tolstoï qui ont rêvé de Mars, ce qu’on a oublié, H. G. Wells, avec La Guerre des mondes (1898), installe très tôt la menace au coeur du mythe. Au lieu d’être des sages ou des héros, les Martiens deviennent envahisseurs sans pitié et conquérants inhumains. Entre les lignes, on discerne chez Wells une critique du colonialisme britannique qui s’étend sur le monde. Plus tard, les martiens symboliseront, à leur manière, dans l’imaginaire américain, la menace communiste.
En peu de temps, ils ont effectivement tout envahi : romans, films, bandes dessinées, dessins animés, histoires drôles, jouets d’enfants… Durant quelques décennies, âge d’or de la domination martienne sur l’imaginaire, les Martiens ont fait délicieusement peur. Ils firent parfois rire, et même, de temps à autre, réfléchir. Voilà qui est à peu près terminé. Leurs reliques sont devenues objets de collection, prétextes à clubs d’amateurs nostalgiques, qui se déguiseront bientôt en Martiens comme d’autres en Indiens du Far West ou en chevaliers teutoniques. Déchus, les Martiens sont victimes d’un désenchantement radical. Si, par le plus grand des hasards, on découvrait sur Mars des foules d’humanoïdes à peau verte ou grise, on crierait à la supercherie et au trucage. Car tout le monde sait bien, aujourd’hui, que ces créatures n’habitent qu’à Hollywood.
Moralité ? Pour que s’enclenche une grande rêverie collective, il faut sans doute, chez les Modernes, un savoir imparfait, qui fait office de surface de projection. Quelques observations embryonnaires, une dose de flou, beaucoup de suppositions, et aussi de profonds malaises à exprimer, voilà les ingrédients pour faire d’une réalité lointaine un réservoir à fantasmagories. Dès que cette réalité devient mieux visible, dès qu’elle est proche, et se révèle, en un sens, plate et banale, les cauchemars et les utopies se défont comme baudruches qu’on dégonfle. Plus on envoie de stations d’observation sur Mars, plus on a de photos, de mesures, d’analyses, moins on rêve de Martiens. “Ce qui périt par un peu plus de précision est un mythe”, notait déjà Paul Valéry en 1930. Voilà peut-être pourquoi, quand il neige sur Mars et qu’on voit les flocons en photo, l’indifférence est à peu près générale. Quels sont donc, aujourd’hui, les vrais inconnus ? Ceux qui font encore rêver ? Qui suscitent espérances et craintes, parce qu’on discerne mal qui ils sont ? Les Terriens, pardi !
P.E.
C’est maintenant le milieu des vacances. Et cela fait près de neuf semaines que je suis rentré en 5/2. Neufs semaines que je n’ai plus écris sur ce blog. Les choses ont changés, des gens ont déçu, j’en ai certainement déçu d’autres. Mais laissons cela de côté pour l’instant, ce genre de querelles, se calment d’elles même avec le temps.
D’ici quatre jours, l’Amérique choisira son nouveau président. En réalité comme beaucoup de monde le sait, certaines personnes ont déjà voté. En effet il existe aux Etats-Unis un système de vote anticipé. M. Bush a d’ailleurs utilisé ce biais pour voter mardi dernier pour Mc. Cain, sans trop de surprises. Bon vous trouverez tous les renseignements que vous voudrez sur le système politique américain, à travers la toile (pas aussi archaïque qu’on veut bien le laisser penser en France). A quelque jours des élections, M. Obama, a toujours une certaine avance sur le concurrent républicain, mais comme le laisser entendre un article du New York Times d’il y a deux semaine rien n’est joué. En effet, il n’est pas rare aux Etats-Unis de voir un candidat noir échoué au pied du mur alors qu’il était donné largement gagnant. Nombreux sont les électeurs qui devant les médias n’avouent pas leur racisme anti-noir mais qui l’exprime dans les urnes. Cette tendance électorale est appelée effet Bradley, du nom du candidat afro-américain, Tom Bradley qui en 1982, perdit l’élection au poste de gouverneur de la Californie alors qu’il était donné gagnant. De plus depuis une semaine on assiste dans les sondages à une remontée de John Mc. Cain (46% pour Mc. Cain contre 49% pour Obama), certainement dû à l’apaisement de la crise financière dans les médias.
Vous l’aurez peut-être remarqué, je suis plutôt en faveur de M. Obama, comme d’ailleurs une écrasante majorité de français. Mais après tout, quelle sera pour nous la différence entre Mc. Cain et M. Obama. Y a-t-il vraiment une différence d’un point de vue politique internationale entre les deux candidats ? Selon leur programme que vous trouverez en ce moment sur le site du monde ( http://www.lemonde.fr/web/vi/0,47-0@2-829254,54-1087895,0.html ) il apparaît nettement qu’Obama est plus atlantiste que son rival. Néanmoins sur des questions comme l’Iran on se rend compte que leurs visions ne sont pas si éloignées l’une de l’autre. Ainsi tous les deux n’excluent pas en cas d’échec des négociations avec Téhéran sur le nucléaire (comme si elles pouvaient réussir), une opération militaire! L’arrivée d’Obama ou de Mc. Cain ne changera rien dans l’immédiat et les conséquences seront plutôt à long terme. Une élection d’Obama pourrait ainsi conduire à une diminution de l’anti-américanisme qui s’est développé dans le monde depuis l’élection de M. Bush. Pour autant n’attendons pas des miracles du candidat démocrate et de son parti, leur conception de la société et du monde reste profondément différente de celle que nous pouvons avoir en France. Ne serait-ce que pour des raisons électorales, les deux candidats ne pourront jamais affirmer dans leur programme, qu’ils veulent mettre en place des mesures comme une sécurité sociale financée par l’état, ou un système éducatif à l’européenne (j’exclu ici la Grande-Bretagne) où l’accès aux université serait plus facile économiquement ; ils se feraient tous simplement détruire par l’opinion.
Néanmoins espérons que M. Obama sera élu mardi prochain, il apparaît aujourd’hui dans mes yeux d’européen, comme la meilleure solution pour les Etats-Unis et le monde. Il n’y a qu’une chose qui me chagrine dans l’élection d’Obama, c’est que mon pays qui se dit une terre d’asile pour chacun et qui se vante d’être une nation égalitaire, ne soit pas le premier pays occidental à élire un homme de couleur à sa tête. Enfin je me contenterai d’être heureux pour les Etats-Unis, où décidément, il faudra que j’aille un de ces jours…
La vie continue son cours au lycée Joffre. Le rythme des ds, colles, tds, dms et autres réjouissances du même genre commence à s’installer. Un prof de maths un peu fainéant, une prof de physique qui tient la route après un an d’abstinence dans cette matière, et un prof de chimie au sommet de sa forme. Le sujet du tipe se dessine doucement, il s’agirait de mesurer la teneur en plomb d’une eau d’abord par spectrophotométrie d’absorption atomique avec flamme puis par torche à plasma en essayant de mettre en évidence les limites de détections de ces deux méthodes. La fatigue arrive aussi et un peu plus vite que prévu. Bref rien de bien nouveau dans ce début d’année scolaire si ce n’est les échos d’intégrations dans différentes écoles et qui divergent selon les personnes…
Pourtant autour de nous le monde s’agite. Aussi les deux dernières semaines furent bercées par le bruit incessant des faillites de banques et de plan de relance qui se font attendre. Ah oui, M. Sarkozy s’est exprimé lors de discours fleuve de 40mn sur l’économie française et la situation financière internationale. Nous avons ainsi appris beaucoup de chose de ce discours. Tout d’abord que la France sera obligatoirement touché par la crise financière (quel scoop heureusement qu’on lui prépare ses discours…) puis que l’état assurera la survie de nos économies (là faudra qu’on m’explique où il trouvera l’argent nécessaire). Bon, trêve de piques anti-présidentielles. L’Irlande est le premier pays à s’être déclaré officiellement en récession : deux semestres consécutifs de croissance négative. Mais il me semble que même si nous n’enchaînerons peut être jamais ces deux semestres, la France comme l’ensemble des pays occidentaux peuvent tout aussi bien se déclarer en récession car ce qui nous attend n’est pas des plus joyeux. La crise financière va forcément s’étendre. D’abord ce seront des emplois supprimés, puis sans doute la grogne qui monte dans la population, et par conséquent une montée des extrêmes comme c’est toujours le cas dans ces conditions. Tous cela réveille de vieux démons. Les erreurs du passé se reproduisent comme souvent. Mais qu’aurions nous put faire pour empêcher cela. Il est maintenant facile de désigner des coupables, les agences de notations entre autre. Il y a un mois personne ne se souciait dans les gens du commun de ces agences, beaucoup comme moi, en ignorait le rôle voire même l’existence. Aussi ne faudra-t-il pas chercher des coupables à punir, le mal étant fait cela n’assouvirait qu’un désir de vengeance inutile, mais tenter de rétablir la situation.
Je vous avoue qu’en réalité, je suis heureux de cette agitation, car c’est dans la difficulté que l’Homme peut montrer le meilleur de lui même, c’est dans l’urgence qu’il travaille le mieux, c’est maintenant un temps de difficultés mais surtout un temps de changements. Nous voyons se dessiner de nombreuses problématiques, non plus comme des brumes lointaines mais bien comme des orages dont nous entendons les premiers éclats. Il ne reste donc plus qu’à pardonner à ceux qui ont commis des erreurs dans lesquelles nous serions certainement tombés. En somme : Va et ne pèche plus.

D’ici deux jours, je serai définitivement un 5/2 au lycée Joffre. Le rythme de ce blog n’était pas trés soutenu,vous vous doutez qu’il va encore ralentir. Mais rassurez-vous… Je vous informerez de mes lectures et de mes écoutes au fur et à mesure. Merci de vos visites qui restent nombreuses.
A bientôt,
P.E.
Sur le sable chaud qui chaque jour réchauffe mes petits pieds, sur la douce brise qui rafraichit mon corps nappé dans la lumière, sur la lourdeur qui chaque matin envahit mes yeux alourdis de ce long sommeil que je m’impose, sur les tables fatiguées, sur les murs décrépis, dans les cours agitées, s’écrit ton nom et par le pouvoir d’un mot, j’achève mon repos, je suis né pour te connaître, pour te nommer, rentrée… *
Aussi, comme je pense refaire une troisième année en classes préparatoires, je me trouve dans l’obligation de me coltiner les livres au programme. Commençons donc par le thème de ce programme de français: « l’énigme du moi ». Rien qu’à lui seul l’intitulé de cette année me fait frémir. « L’énigme » tout d’abord, la part d’inconnu que ce mot transporte logiquement assure à lui seul la majeure partie de ma frayeur. Le « moi » ensuite qui ne m’évoque rien si ce n’est les cours de philo de terminale écoutés d’une oreille distraite, à cause de leur ennui profond et quelque sentences glanées ci et là qui me conduisent uniquement au mythe de la caverne et à l’enchainement de la trinité freudienne « ça, moi, surmoi ». Je ne vous cache donc pas la perplexité dans laquelle je me trouve quant à la manière d’aborder ce thème.
Les œuvres à présent; le moins ennuyeux je pense c’est Lorenzaccio de Musset, viens ensuite un peu plus agaçant, L’âge d’homme de Michel Leiris et enfin carrément embêtant, le livre X des Confessions de St. Augustin. J’avais déjà lu Lorenzaccio et je ne regrette pas de le relire, je redécouvre cette pièce de théâtre avec grand plaisir (un peu romantique dans l’âme, ce genre de livre me convient parfaitement). J’espère que le thème ne nous empêchera pas d’étudier tous l’aspect politique de cette pièce de fauteuil, après tout, l’aspect politique reflète la pensée de Musset qui voit dans l’écrivain et surtout dans le poète un être (c’est à dire un soi) engagé politiquement (tout comme Hugo). Je pense qu’il y a vraiment beaucoup à dire sur cette œuvre et l’aspect agréable de la lecture ne gâche rien.
L’âge d’homme de Michel Leiris, m’était totalement inconnu et lorsque j’ai commencé le livre j’ai craint l’autobiographie du genre moi par moi pour moi… Mais il s’est avéré au fil du temps que ce livre constitué plus une réflexion sur l’enchainement des événements dans une vie et la manière dont ils construisent l’individu, plutôt qu’une narration chronologique d’une vie dont à priori je me moque éperdument.
Je suis à présent en train de lire les Confession de Saint Augustin, et là je vous avoue je suis sceptique. Certes cet homme prend une place importante dans l’histoire du catholicisme et donc de notre culture à tous (ceux qui pensent être complètement détachés de cette culture catholique s’enfoncent le doigt dans l’œil avec l’avant-bras, le bras et l’épaule – n’essayez pas c’est dangereux), mais il me semble que si l’on avait demandé la lecture d’un grand penseur musulman (je vous demande de m’excuser mais je suis inculte en la matière et bien incapable de vous en citer un si ce n’est Abu’l-Walid Muhammad ibn Rushd plus connu sous le nom latinisé d’ Averroes – vive Wikipédia), les choses n’irai pas sans peine… Enfin d’un point de vue plus littéraire, c’est un peu barbant à lire car la tournure des phrases est complexe et que le sens est profond ce qui oblige une concentration permanente. Les idées tournent pour l’instant autour de la recherche de soi à travers Dieu ce qui semble le but des Confessions, je reviendrais peut-être sur cet ouvrage quand je l’aurais fini.
Je ne vous recommande pour l’instant que Lorenzaccio, qu’il est bon de lire en ayant à l’esprit différentes pièces de Shakespeare: Othello et Hamlet ayant des traits commun avec Lorenzo.
A bientôt,
P.E.
*pour ceux qui ne lisent pas de poésie: “Liberté” Paul Eluard in Poésie et vérités, 1942.
Le monde s’agite pendant que nous ne sommes pas là! Je m’excuse donc de ne pas avoir pu, pour des raisons informatiques, réagir à l’actualité brûlante de ces dernières semaines. En effet la photo au-dessus n’est pas sortit d’un nouveau film d’épouvante ou d’un énième film sur la 2eme guerre mondiale, non il s’agit bien sur d’un village de Géorgie où l’armée russe est passée. On voit ressurgir des terreurs lointaines et si Medvedev n’est que la bouche de Poutine, il n’est pas loin de crier à l’annexion. Les troupes russes ont bien du mal à se retirer d’Ossétie. On apprend aujourd’hui même que la Russie vient d’installer des rampes de lancement de missiles en Ossétie du Sud, mettant à sa porté la capitale Tbilissi.
Mais pourquoi la Russie tient donc tant que ça à la Géorgie. Certes le pays a connu ces dernières années un bon en avant, d’un point de vue économique, assez impressionnant (croissance de 9% en 2004), mais les ressources propres de la Géorgie restent faible à part en cuivre, en manganèse et en charbon. Une petite carte tirée du site du Courier international va je pense éclaircir la discussion à ce niveau:

Et oui, des pipelines… Le gaz et le pétrole encore et toujours qui motivent très certainement les actions russes. Malgré les menaces de l’Otan et des Etats-Unis de durcir le ton, la Russie continue. On peut même penser que les choses ne vont pas s’arrêter là. Pourquoi ne pas imaginer que la Russie va satelliser la Géorgie comme à la bonne vieille époque de l’URSS?
La politique internationale se joue en partie sur cette épisode géorgien, si la Russie gagne cette manche alors comme les Etats-Unis l’ont fait avec l’Iraq ou comme la Chine avec le Tibet (avec des différences notables à chaque fois bien sur), alors l’équilibre actuel où la souveraineté des états est garantie, sera fortement remise en cause. La France et l’Europe devront être trés fortes pour s’opposer dorénavant à ce genre d’ingérences.
A beintôt,
P.E.