Archive pour la Catégorie Lectures

Nouvelles lectures!

Posted in Lectures on 22 août,2008 by Elmerys

Sur le sable chaud qui chaque jour réchauffe mes petits pieds, sur la douce brise qui rafraichit mon corps nappé dans la lumière, sur la lourdeur qui chaque matin envahit mes yeux alourdis de ce long sommeil que je m’impose, sur les tables fatiguées, sur les murs décrépis, dans les cours agitées, s’écrit ton nom et par le pouvoir d’un mot, j’achève mon repos, je suis né pour te connaître, pour te nommer, rentrée… *

 

Aussi, comme je pense refaire une troisième année en classes préparatoires, je me trouve dans l’obligation de me coltiner les livres au programme. Commençons donc par le thème de ce programme de français: « l’énigme du moi ». Rien qu’à lui seul l’intitulé de cette année me fait frémir. « L’énigme » tout d’abord, la part d’inconnu que ce mot transporte logiquement assure à lui seul la majeure partie de ma frayeur. Le « moi » ensuite qui ne m’évoque rien si ce n’est les cours de philo de terminale écoutés d’une oreille distraite, à cause de leur ennui profond et quelque sentences glanées ci et là qui me conduisent uniquement au mythe de la caverne et à l’enchainement de la trinité freudienne « ça, moi, surmoi ». Je ne vous cache donc pas la perplexité dans laquelle je me trouve quant à la manière d’aborder ce thème.
Les œuvres à présent; le moins ennuyeux je pense c’est Lorenzaccio de Musset, viens ensuite un peu plus agaçant, L’âge d’homme de Michel Leiris et enfin carrément embêtant, le livre X des Confessions de St. Augustin. J’avais déjà lu Lorenzaccio et je ne regrette pas de le relire, je redécouvre cette pièce de théâtre avec grand plaisir (un peu romantique dans l’âme, ce genre de livre me convient parfaitement). J’espère que le thème ne nous empêchera pas d’étudier tous l’aspect politique de cette pièce de fauteuil, après tout, l’aspect politique reflète la pensée de Musset qui voit dans l’écrivain et surtout dans le poète un être (c’est à dire un soi) engagé politiquement (tout comme Hugo). Je pense qu’il y a vraiment beaucoup à dire sur cette œuvre et l’aspect agréable de la lecture ne gâche rien.

 

L’âge d’homme de Michel Leiris, m’était totalement inconnu et lorsque j’ai commencé le livre j’ai craint l’autobiographie du genre moi par moi pour moi… Mais il s’est avéré au fil du temps que ce livre constitué plus une réflexion sur l’enchainement des événements dans une vie et la manière dont ils construisent l’individu, plutôt qu’une narration chronologique d’une vie dont à priori je me moque éperdument.
Je suis à présent en train de lire les Confession de Saint Augustin, et là je vous avoue je suis sceptique. Certes cet homme prend une place importante dans l’histoire du catholicisme et donc de notre culture à tous (ceux qui pensent être complètement détachés de cette culture catholique s’enfoncent le doigt dans l’œil avec l’avant-bras, le bras et l’épaule – n’essayez pas c’est dangereux), mais il me semble que si l’on avait demandé la lecture d’un grand penseur musulman (je vous demande de m’excuser mais je suis inculte en la matière et bien incapable de vous en citer un si ce n’est Abu’l-Walid Muhammad ibn Rushd plus connu sous le nom latinisé d’ Averroes – vive Wikipédia), les choses n’irai pas sans peine… Enfin d’un point de vue plus littéraire, c’est un peu barbant à lire car la tournure des phrases est complexe et que le sens est profond ce qui oblige une concentration permanente. Les idées tournent pour l’instant autour de la recherche de soi à travers Dieu ce qui semble le but des Confessions, je reviendrais peut-être sur cet ouvrage quand je l’aurais fini.

 

Je ne vous recommande pour l’instant que Lorenzaccio, qu’il est bon de lire en ayant à l’esprit différentes pièces de Shakespeare: Othello et Hamlet ayant des traits commun avec Lorenzo.

 

A bientôt,

 

P.E.

 

*pour ceux qui ne lisent pas de poésie: “Liberté” Paul Eluard in Poésie et vérités, 1942.

Eiji Yoshikawa

Posted in Lectures on 19 juillet,2008 by Elmerys

Vous trouverez certainement que mes lectures sont bien étranges et qu’elles s’écartent un peu trop des sentiers battus de la littérature conventionnelle. Le livre que je vous propose aujourd’hui est en effet presque inconnu en Occident bien qu’il fasse partie de la littérature classique japonaise. Il s’agit du roman d’Eiji Yoshikawa qui raconte l’histoire de Miyamoto Musachi (cet homme a vraiment existé), jeune ronin (samouraï sans maître) qui cherche à atteindre la perfection à travers les arts martiaux. Ses aventures nous sont racontées dans deux tomes, « la pierre et le sabre » et « la parfaite lumière ». Un beau roman où se mêlent la recherche d’amour et de sagesse conduisant à la « lumière ». L’auteur redonne ainsi vie au Japon du XVIII siècle. Loin des cours du Shogun et des grandes armées qui s’affrontent à cette époque qu’il ne fait qu’évoquer (le livre s’ouvre sur la bataille de Sekigahara), l’auteur s’attache plutôt aux bas fonds de la société: moines sans argents, prostituées, gamins chapardeurs agitent ce roman.

Au cas où vous seriez convaincu que je suis le seul ou presque à avoir lu ce roman, je tiens à vous faire remarquer que le seul premier volume à été tiré à plus de 120 000 000 d’exemplaires (oui! Il ya bien 7 zéros ^^)

A bientôt,

P.E.

Ann de la jungle

Posted in Lectures on 17 juillet,2008 by Elmerys

« Ann de la jungle » est la toute première BD d’Hugo Pratt, en tous cas la première qu’il réalise seul. En effet, lorsqu’en 1959 Pratt publie ce livre, il vit en Argentine et a déjà publié mais en coopération avec d’autres auteurs. C’est donc dans cette BD qu’on voit naître tout l’univers de Pratt.

L’action se déroule en 1913, dans un village d’Afrique de l’est nommé Gombi. Apparaît donc, immédiatement cete ambiance coloniale que l’on retrouvera ensuite dans « les éthiopiques » ou dans  « les scorpions du déserts ». Les personnages aussi suggèrent la suite de l’œuvre de Pratt: on retrouve Lord Personne ou le lieutenant Tenton, 40 ans plus tard, mûris dans leurs expériences ou leurs folies. Mais c’est surtout Tipperary O’Hara, qui nous fait terriblement penser à Corto Maltese tant par les traits physiques que psychologiques: la même expression mélancolique, le même goût de l’aventure, des origines mystérieuses, une intrépidité enfin qu’ils mettent tout deux aux services des personnes qu’ils rencontrent… Les femmes ensuite avec Ann, qui bien sur se rattache à toutes celles qui émailleront les voyages de Corto. Je lui trouve personnellement beaucoup de ressemblance avec Pandora dans « la ballade de la mer salée » surtout qu’elle est accompagnée d’un jeune garçon nommé Dan proche du frère de Pandora, Caïn.

« Ann de la jungle » met donc en scène tous ce beau monde dans différentes aventures qui agitent le fort de Gombi: une révolte Wagaims, la recherche de la cité perdue d’Amon Ra, la lutte contre des trafiquants d’esclaves, et la découverte du mythique “cimetière des Éléphants”.

Peut-être tous cela est un peu confus pour des non-initiés, il ne vous reste plus qu’à lire l’intégrale de l’œuvre de Pratt (bon courage) et à admirer sa complexité et sa richesse.

A bientôt,

P.E.

Hypérion et Endymion

Posted in Lectures on 11 juillet,2008 by Elmerys

Alors si vous aimez la science fiction et que vous vous ennuyez cet été (y a qu’en même six tomes), je vous recommande un maître en science-fiction et en particulier ses trilogies Hypérion et Endymion. Au passage petite note culturelle ça fait pas de mal (rassurez-vous même en étant à moitié grec je n’ai appris ça qu’en lisant ce livre et en fouillant un peu) : Hypérion est un Titan, fils de Gaia et d’Ouranos, souvent associé au soleil par Homère et d’autres poètes; Endymion est fils de roi, il est l’amant de Séléné (ou d’Artémis c’est selon), dont il a 50 filles rattachées selon le mythe aux 50 mois lunaire, sa tombe se trouve à Olympie.

Au-delà de ce petit interlude, les deux trilogies (qui sont indissociables) s’ouvrent par deux premiers tomes très attrayant grâce une narration éclatée entre les récits de 7 voyageurs. La suite est dans la lignée de ces deux premiers tomes. On y retrouve les univers merveilleux que peut offrir la SF, mais aussi des ouvertures intellectuelles intéressantes. Dan Simmons s’inspire en effet d’un point de vue philosophique (et n’allez pas croire que c’est du bas de gamme) des idées de Talleyrand (religieux et homme politique français du début du XIX°) à partir des quelles il s’amuse à broder le fond de son histoire. D’un autre coté le livre est émaillé de citation à Keats (poète que je vous invite par ailleurs à allez découvrir, les textes de ce jeune homme étant particulièrement beaux).

Si vous voulez en savoir plus il ne vous reste plus qu’à lire le livre…

A bientôt,

P.E.

Hikaru no go

Posted in Lectures on 6 juillet,2008 by Elmerys

Hikaru no Go, où comment faire un manga sur un sujet que presque personne ne maîtrise (le go) et vous intéresser. C’est l’histoire d’un jeune garçon, Hikaru, collégien et à milles lieu des préoccupations du monde du go. Un jour, alors qu’il joue dans le grenier de son grand-père il découvre un vieux goban, il ne le sait pas encore mais ce goban est hanté par l’esprit d’un joueur de go de génie de l’ère Heïan (VIII-XII siècle), Sai Fujiwara. Le contact avec le goban, provoque un événement inattendu, Hikaru se retrouve possédé par l’esprit de Sai. Ce dernier poussera Hikaru dans le monde du go professionnel.Si vous aimez les mangas je vous le recommande fortement.
 
A bientôt,
P.E.

Machiavel, le Prince

Posted in Lectures on 5 juillet,2008 by Elmerys

J’ai lu pendant mes concours le Prince de Machiavel, vous pouvez voir combien la prépa dérange l’esprit… Toutefois c’est un livre que je vous recommande à tous quelque soit votre pensée politique. Les exemples sont principalement historiques ce qui permet en même temps que nos idées politiques évoluent, d’enrichir un peu notre ridicule petite culture (que tous le monde ne se sente pas visé^^). Bon sans vouloir entrer dans les détails (ce qui serait un peu long), je vous livre en quelque mot se que j’ai retenu de l’idée du livre. Après avoir présenté les différents types d’états et s’être occupé plus particulièrement de ce qu’il nomme les principats (c’est à dire les états avec un prince à leur tête), Machiavel s’intéresse au moyen d’obtenir ces états et de les conserver. Ce sont surtout les manières dont on peut les conserver qui m’a intéressées. On voit par exemple l’intérêt d’une armée propre plutôt que celle d’une alliance ou de l’emploi de mercenaires ou encore comment un prince doit trouver l’équilibre entre libéralités et parcimonies. Enfin Machiavel conclue son essai par le rôle de la fortune dans l’avènement puis le destin d’un Prince et de son état. Il affirme que le Prince malgré toute la prudence dont il doit faire “preuve” en respectant les conseils que fourni l’essai n’est pas à l’abri des aléas de la fortune.

A lire et à méditer…

P.E.

 

Premier article

Posted in Lectures on 2 juillet,2008 by Elmerys

On continue tout de suite avec un livre que j’ai commencé il y a peu. Il s’agit de l’Abyssin de Christophe Rufin, l’auteur de Rouge Brésil que j’avais adoré. Le livre débute tranquillement en bon roman historique, les différents personnages apparaissent lentement, le consul parachuté par un parent dans la ville du Caire, le pharmacien, un peu peintre et protestant auquel ont fait appel pour des travaux de peintures, le héros (semble-t-il) Jean Batiste Poncet, un jésuite, une demoiselle, les

beys… Tous se monde baigne dans cet orient lointain à l’époque de Louis XIV.

Déjà la couverture ci-contre m’a mis l’eau à la bouche: regardez le visage de cet homme, ses yeux dans le vague mais pleins de force, la noblesse de son port, la volonté guerrière qu’on lit dans son attitude et le calme qui pourtant s’en dégage. Est-ce lui le héros? Qui d’autre peut endosser ce rôle s’il le côtoie. Tous cela à la fois, c’en étais trop je commençait ma lecture. Je vous tiens au courant…

A bientôt,

P.E.