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Festival de radio-france Montpellier, concert du 19 juillet 2008
Posted in Musique on 21 juillet,2008 by ElmerysLe festival de Radio-France et de Montpellier se déroule tout au long de la dernière quinzaine de juillet. Il propose différents concerts en partenariat avec toutes les stations de Radio-France. Samedi 19 juillet, j’ai eu la chance d’assister au concert donné par l’orchestre philharmonique de l’Oural et deux solistes Alexandre Kniazev au violoncelle et Nelson Goerner au piano. La présence d’Augustin Dumay au violon était aussi attendue mais malade, il n’a pas pu jouer. Ainsi au lieu du triple concerto de Paul Juan qui était prévu en première partie, nous avons eu « les variations sur un thème rococo pour violoncelle et orchestre » de Tchaikovski et le « concerto pour piano et orchestre en mi bémol majeur » de Litz.
Kniazec a magnifiquement joué les variations. Cela faisait très longtemps que je n’avais pas entendu du violoncelle comme ça (en fait je n’en ai peut-être jamais entendu aussi bien joué). Il y avait un volume et une intensité exceptionnels dans le son, qui transcendaient sa musique. On aurait presque dit du violoncelle, qu’il devenait humain, tant l’artiste donnait vie à son instrument et faisait corps avec lui; vraiment impressionnant, d’autant que le niveau technique ne laissait pas à désirer (à part peut-être une harmonique impossible que Kniazec est allé cherché on ne sait comment et sur laquelle il s’est repris. Mais là je fais mon difficile ^^).
Goerner quant-à lui m’a un peu déçu. Après les variations, il est vrai que le niveau était très élevé. J’ai trouvé cela plus commun et vous permettrez que je ne m’y attarde pas trop pour passer à la seconde partie du concert qui, je vous l’avoue, était ce que j’attendais le plus…
Ainsi en deuxième partie du concert, l’orchestre seul, nous a offert la « 6 symphonie en si mineur, Pathétique » de Tchaikovski. La manière de jouer était on ne peut plus sobre, complètement attachée à l’œuvre, sans fioriture, simplement l’intensité de la symphonie: c’était un petit bijou. Commençons par le chef d’orchestre qui mérite grandement d’être signalé d’une part par l’interprétation de la symphonie, qu’il a présenté comme je le disais, mais aussi pour sa manière de diriger. En effet on voit de plus en plus de chefs, faire des chichis, soit dirigeant ridiculement avec un cure-dent, soit au contraire partant dans des délires physiques grotesques, à la limite de la farce. Je ne dit pas que Dimitri Liss (c’est son nom) dirigeait, figé sur son estrade; non lui aussi vivait sa musique et ça se voyait, mais il n’exagérait pas; ce qui n’enlève rien à sa prestation, bien au-contraire. Du coté de l’orchestre, on nous annonçait dans le programme, l’homogénéité sonore de cette orchestre et cela s’est entendu.
Venons en enfin à la symphonie en elle même. Le premier mouvement est un peu un résumé de ce qui va suivre. On y retrouve les airs de ballets propres à Tchaikovski mais aussi toute l’atmosphère de la symphonie, angoissante, prenante et mystérieuse. Les forte renforcés par les cuivres, sont des points culminants à la tension de l’auditeur, maintenue dans l’inquiétude par les passages plus calmes où ressortent les violons et les flutes qui nous guident dans la brume. On retrouve cela dans l’opposition entre les 3eme et 4eme mouvements. Le 3eme mouvement est en effet très vivant, plein de fougue et d’allant. On y entend encore l’esprit du ballet: écoutez les passages où s’élève la voie « gracieuse » du piccolo, on se croirait dans le bal final du « Casse-noisette ». Et ses cors ne vous rappellent-ils pas la bataille contre les rats dans ce même ballet? Enfin tous ces éclats de cuivres m’évoquent les ouvertures pimpantes de la plupart des ballets. Le 4eme mouvement est lui plus calme, on retrouve la tension angoissante du 2eme mouvement bien que ce dernier soit plus dansant, presque comme une valse triste (valse à cinq temps en fait). Tout tend dans le 4eme mouvement vers le long (quelques 30 secondes) décrescendo final qui conclu l’œuvre et qui ne veux pas nous laisser quitter l’atmosphère délicieuse de cette œuvre.
J’espère vous avoir transmis un peu de ce que j’aime dans ce morceau, le dernier de Tchaikovski et sans doute comme il le voulait lui même, le plus abouti.
Je vous propose ici une version, dont je ne connais pas grand chose si ce n’est qu’elle me convient, du premier mouvement:
1ere partie:
2eme Partie:
A bientôt,
P.E.
Katie Melua, If you were a Sailboat
Posted in Musique on 19 juillet,2008 by Elmerys
Aprés toutes ces lectures vous aurez besoin d’un peu de musique pour vous détendre.
Tchaikovski, concerto pour violon, 1er mouvement.
Posted in Musique on 6 juillet,2008 by Elmerys
Jascha Heifetz (Vilnius 1900-San Francio 1987) est l’un des plus grand violoniste du XX° siecle. Cette vidéo est extraite du film récital à Carnegie Hall (1947) mais je n’ai pas réussi à trouver qui est l’actrice de la fin qui s’adresse à Heifetz.